Cahiers Spartacus

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Jules Guesde

Collectivisme et révolution

7.0 EUR

 On peut apprécier diversement le parcours de Jules Guesde, lui qui, fondateur du premier parti socialiste en France, propagateur du marxisme, devint en 1914 ministre d’État du gouvernement d’Union sacrée. Mais, à partir de son retour en 1876 de l’exil que lui avait valu son activité de journaliste radical, il consacra son existence à populariser la critique socialiste de l’ordre social existant et à promouvoir le socialisme. Ses discours, ses écrits, à vocation pédagogique, sont pour l’essentiel d’une extrême clarté, et d’un ton qui, excluant en général la grandiloquence, ne manque ni de compassion, ni d’ironie.

 Cette brochure, parue d’abord en 1945 pour le centenaire de sa naissance, rassemble cinq textes dans lesquels il critique le salariat et expose le caractère nécessaire du collectivisme ; et comme les fondements de notre système social n’ont en rien changé depuis cette époque, ils restent d’actualité.

 Le collectivisme, conférence donnée en 1894 :

 « Le résultat, ce sont ces crises qualifiées de pléthoriques…Les usines se ferment, jetant les travailleurs par millions dans la rue, sans salaire, c’est-à-dire sans chaussures, sans vêtements, sans nourriture parce que les magasins regorgent précisément de nourriture, de vêtements, de chaussures. Le manque de tout naît pour eux de ce trop de tout. C’est à cette absurdité qu’aboutissent la propriété et la production capitalistes… »

 

La loi des salaires et ses conséquences (1878), dans lequel il explique aux salariés qu’en moyenne leur salaire sera toujours limité à ce qui leur est nécessaire pour survivre, une loi indissociable du salariat lui-même qu’aucune réforme ne pourra abolir. Dans une lettre à Clémenceau, il justifie par ailleurs la revendication de la garantie d’un salaire minimum.

 

Collectivisme et révolution (1881) :  «  Enfin, la Révolution qu’il s’agit de faire aujourd’hui contre la Bourgeoisie, la Bourgeoisie, lorsqu’elle n’était encore que le Tiers-État, l’a faite elle-même contre la Noblesse et le Clergé. Il n’est personne qui ne se souvienne comme elle s’est approprié en 89 les ‘biens’ de ces deux ordres après les avoir déclarés ‘nationaux’. Et ce n’est pas parce qu’au lieu de s’emparer, comme elle l’a fait, à son profit exclusif de plus des deux tiers de la France, les prolétaires entendent approprier collectivement la France entière au bénéfice de tous, les bourgeois y compris, que leur Révolution pourrait être moins justifiée que l’autre. Bien au contraire. »

 

Le problème et la solution (1892)

 

Le collectivisme au collège de France, réponse à M. Paul Leroy-Beaulieu (1883) 

 

120 pages   - 1949