Cahiers Spartacus

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La révolution socialeHistoire du socialisme

Le gauchisme, origines et perspectives

13.0 EUR

3 mai 1968 : dans une référence doctrinale impeccable à Lénine, Georges Marchais s’en prend aux « gauchistes », ces contestataires étudiants qui doutent que le Parti communiste français soit « le seul parti révolutionnaire » et prétendent battre en brèche le monopole de représentation politique de la classe ouvrière qu’il s’est arrogé.

 Mai 68 n’a été qu’un début. Dans les années qui suivirent, la France connut des affrontements multiples, parfois violents, des remises en cause des situations acquises dans tous les domaines de la société. Pour des centaines de milliers de militants, le séisme de Mai est annonciateur d’une réplique d’une ampleur encore plus grande. Les groupes que Mai a fait surgir ou ressurgir tantôt s’associent pour soutenir les luttes ouvrières, paysannes ou étudiantes, tantôt rivalisent pour gagner en influence.

 En 1971, dans ce tumulte, Richard Gombin s’emploie à faire la lumière sur le « gauchisme ». Le Parti communiste a jeté l’anathème sur des conceptions politiques tout-à-fait différentes, voire opposées : celles qui, comme lui, se réclament du marxisme-léninisme ; et celles qui le rejettent, qui d’une façon ou d’une autre se rattachent à l’autogestion, autre mot resurgi en Mai. Audacieusement, il prédit : « Que le gauchisme devienne le mouvement révolutionnaire n’est pas certain ; qu’il ait démontré par son existence même et par l’écho qu’il suscite que le marxisme-léninisme organisé ne l’est plus, voilà qui me semble acquis. »

 

Aujourd’hui, le marxisme-léninisme, additionné d’une très forte dose de nationalisme, n’est plus qu’une idéologie revendiquée par le régime dictatorial de la Chine populaire, au service d’un impérialisme conquérant. Le mot gauchisme, lui, s’est installé dans le langage courant. Mais cette vision de la société et de sa transformation que Richard Gombin a identifiée, dont il a décrit les racines et les composantes, qu’est-elle devenue ? Sous quelles formes peut-elle se retrouver et que peut-elle apporter à notre société emportée par un torrent de transformations que la grande majorité de ses membres ne parviennent pas à maîtriser ?

 

Au contraire de son ennemi défunt, le gauchisme qu’on découvrira ou redécouvrira dans ces pages n’a jamais prétendu et ne prétend certainement pas apporter un programme, un catalogue de solutions toutes faites. Mais au moins permet-il de remettre en perspective ce que pourrait être une transformation radicale de la vie dans notre société, cette aspiration si forte en Mai 68 devenue une urgence d’aujourd’hui.

 

172 pages - 2018